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Dès les six premières années de l'enfance, le petit homme a établi le mode et la tonalité affective de ses relations aux personnes de l'un et l'autre sexe ( Freud )

Publié le par Cécile Crignon

- Les positions affectives vis-à-vis d'autres personnes, qui sont de la dernière importance pour le comportement ultérieur de l'individu, sont arrêtées à un âge dont on ne soupçonne pas combien il est précoce.

Dès les six premières années de l'enfance, le petit homme a établi le mode et la tonalité affective de ses relations aux personnes de l'un et l'autre sexe, il peut à partir de là les développer et les transformer selon des directions déterminées, mais il ne peut plus les abolir.

Les personnes auxquelles il se fixe de cette façon sont ses parents et ses frères et soeurs.

Tous les êtres qu'il connaît plus tard deviennent pour lui des personnes substitutives de ces premiers objets de ses sentiments (peut-être aussi des personnes qui, en plus des parents, l'ont élevé) et se classent pour lui en séries qui procèdent des « imagines » [pluriel de "imago"] , comme nous disons, du père, de la mère, des frères et soeurs, etc.

Tous ceux qu'il connaît plus tard ont donc à assumer une sorte d'héritage sentimental, ils rencontrent des sympathies et des antipathies à la genèse desquelles ils n'ont eux-mêmes que peu contribué;

Tout choix ultérieur d'amitié ou d'amour  se fait sur fond de traces mnésiques laissées par ces premiers modèles. 

 

( Freud, Sur la psychologie du lycéen [1914], Résultats, idées, problèmes, I,  puf, 1984, p229- 230 )

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