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Laisse donc et dors, ce n’est qu’un rêve...

Publié le par Cécile Crignon

 Laisse donc et dors, ce n’est qu’un rêve...

- Tous les rêves sont des rêves de commodité, faits pour nous permettre de continuer à dormir. Le rêve est le gardien du sommeil et non son ennemi. […] Ou bien l’esprit néglige les sensations qui lui sont données pendant le sommeil (quand leur intensité et leur sens, qu’il comprend, le lui permettent), ou bien le rêve lui sert à les repousser, à les dépouiller de leur valeur, ou enfin, s’il doit les reconnaître, il s’efforce de les interpréter de manière qu’elles forment une partie d’une situation souhaitée et compatible avec le sommeil. La sensation actuelle est mêlée au rêve de manière à perdre toute réalité. […] Le désir de dormir, qui est celui du moi conscient, et qui, joint à la censure, représente la contribution de celui-ci au rêve, doit être compté chaque fois au nombre des facteurs qui ont contribué à formé le rêve, et chaque rêve qui réussit est un accomplissement de ce désir. ( Freud, La science des rêves, Alcan, Paris, 1900, p. 213 )

[…] L’inconscient peu faire figurer ses désirs sous toutes sortes de déguisements, le préconscient semble tout entier concentré autour d’un désir unique, celui de dormir. Il maintient ce désir pendant toute la durée du sommeil et le réalise par tous les changements d’ « occupation » psychique qui sont à sa portée. […] On peut résumer notre attitude psychique dominante pendant le rêve sous la forme d’un avertissement que le préconscient donnerait à la conscience, quand le rêve irait trop loin : laisse donc et dors, ce n’est qu’un rêve. Je dois en conclure que pendant toute la durée de notre sommeil, nous nous savons entrain de rêver, aussi bien qu’en train de dormir. ( Freud, La science des rêves, Alcan, Paris, 1900, p. 562 )

Quand on scrute les pensées que l’on a appris à connaître par l’analyse du rêve, on en découvre une parmi elles qui se détache vivement des autres, compréhensibles et bien connu du dormeur. Les autres sont des restes de la vie éveillée (restes diurnes); dans la pensée isolée cependant se reconnaît un désir souvent très choquant, étranger à la vie éveillée du rêveur, et qu’il accueille en conséquence avec des dénégations étonnées ou indignées. Cette aspiration est l’élément proprement formateur du rêve, elle a fourni l’énergie nécessaire à la production du rêve et s’est servi des restes diurnes comme d’un simple matériel; le rêve ainsi constitué représente une situation où cette aspiration est satisfaisante. Le rêve est la réalisation de ce désir. Ce processus n’aurait pas été possible si quelque chose dans la nature et l’état de sommeil ne le favorisait pas. La condition psychique fondamentale du sommeil est la concentration du moi sur le désir de sommeil, ce qui implique le retrait des investissements de tous les autres intérêts de la vie; comme en même temps les voies menant à la mobilité sont fermées, le moi peu diminuer la quantité d’effort avec laquelle il maintient d’ordinaire les refoulements. L’aspiration inconsciente profite de ce relâchement nocturne du refoulement pour faire irruption avec le rêve dans la conscience. ( Freud, Ma vie et la psychanalyse, Gallimard, Paris, 1928, p. 68 )

Tous les rêves sont des rêves de commodité, faits pour nous permettre de continuer à dormir. Le rêve est le gardien du sommeil et non son ennemi. […] Ou bien l’esprit néglige les sensations qui lui sont données pendant le sommeil (quand leur intensité et leur sens, qu’il comprend, le lui permettent), ou bien le rêve lui sert à les repousser, à les dépouiller de leur valeur, ou enfin, s’il doit les reconnaître, il s’efforce de les interpréter de manière qu’elles forment une partie d’une situation souhaitée et compatible avec le sommeil. La sensation actuelle est mêlée au rêve de manière à perdre toute réalité. […] Le désir de dormir, qui est celui du moi conscient, et qui, joint à la censure, représente la contribution de celui-ci au rêve, doit être compté chaque fois au nombre des facteurs qui ont contribué à formé le rêve, et chaque rêve qui réussit est un accomplissement de ce désir. ( Freud, La science des rêves, Alcan, Paris, 1900, p. 213 )

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